Archive for the ‘La main à la pâte’ Category


Alors que sous mon regard, le soleil rougeoyant scintille le long de l’horizon…
L’univers contemple son dernier adieu à la terre, douce parèdre bien aimée…
Séparés pour la nuit, il découvre la douleur de n’être plus qu’un être brisé…
Rythmée par l’attente interminable, la chute s’amorce et l’entraine vers le fond…

Depuis trop longtemps enfermé, l’animal endormi a fini par se réveiller…
Tel un lion en cage, il tourne et retourne ses idées sombres au plus profond de lui…
Comme un souffle, une parcelle vivante qui n’aspire qu’à vivre loin des dangers…
Son âme tout entière a pris le dessus, oubliant jusqu’aux reflets de son esprit.

Loin de n’être qu’une série de mois qui s’enchainent, d’années qui défilent,
La vie est une expérience à la fois si douce et si violente, sans début ni fin…
Qu’à travers les champs et les bois, elle s’insinue telle un serpent qui se faufile,
Brulant lentement sa proie de ses crochets où perlent le plus mortel des venins.

Si la tendre et maternelle Gaïa a toujours porté le monde aux travers des millénaires,
La naissance et la mort ne restent jamais que les gouttes d’un océan sans frontière.
Perdu au sein du plus complexe des mécanismes, chacun cherche une raison d’exister,
Mais le cycle a commencé… La grande horloge tourne et tournera encore pour l’éternité…

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Ma fête du pain ? C’est au chocolat qu’elle se fait…
… Parce que j’aime voir le sourire de mon neveu quand il regarde gonfler son futur p’tit déj’ dans le four :)

Ingrédients [pour une quarantaine de pains au choc' minimum héhé]:
> Pour la détrempe
ø 400 ml de lait
ø 900g à 1kg de farine T55
ø 1 cuillère à café de sel
ø 60g de beurre
ø 90g de sucre
ø 22g de levure de boulanger déshydratée (SAF Instant chez mouâ)

> Pour le feuilletage
ø 320g de beurre à la bonne température (ni trop dur, ni trop mou^^)

> Et pour finir en beauté…
ø Une bonne centaine de petites barrettes de chocolat spécial pain au chocolat (oué je prévois large mais en fait j’en mets 2×2 dans chaque pain lol c’pour ça… on est gourmand ou on l’est pas hein ^^)
ø Deux jaunes d’oeuf
ø Un peu de lait et de sucre

Avant de commencer…
Précisons que cela fait un moment que l’envie me taraude de faire de vrais pains au choc’ de A à Z… Vous voyez, le truc qu’il convient de faire lorsque l’on respecte les ingrédients bien connus de la recette classique ;) Oué, j’avoue, j’ai déjà fais des dizaines de ces p’tites viennoiseries gourmandes mais à ma façon, en modifier une pâte feuilletée à ma sauce… « Oué enfin bon ça va, le pain au choc’ c’est quand même pas si différent »… Ben en fait, un peu quand même puisqu’on y trouve de la levure de boulangerie.
Alors voilà, comme je suis de toute façon incapable de suivre une recette à la lettre, ya des modifs made in Talia :p Et pour couronner le tout (spécial clin d’oeil au chef Benoît Molin), vous y retrouverez aussi un brin de « pif » parce que… je n’aime décidément pas du tout les maths :D

Vous êtes prévenus ;) C’partit mon kiki !!

LA VEILLE = La détrempe
Tout d’abord, mettez le lait à tiédir doucement. Pendant ce temps, mélangez ensemble farine sucre et sel dans un saladier et coupez le beurre en petits cubes pour l’incorporer plus facilement par la suite. Quand votre lait est légèrement tiède (37° c’est le must), versez-y la levure et fouetter bien pour faire fondre les p’tites billes et créer une jolie mousse. Une fois dissolue, il n’y a plus qu’à réunir les deux préparations ensemble pour obtenir une pâte homogène. Veillez surtout à ce qu’elle soit malléable, ni trop sèche, ni trop collante. 
On ajoute à ce moment-là les p’tits dés de beurre et on pétrit bien comme il faut pendant au moins 6 à 8 minutes : la matière grasse doit être uniformément répartie et assimilée par la pâte.

Bah voilà ! Vous êtes l‘heureux parent d’une détrempe digne de ce nom, félicitations !! ;) Y a plus qu’à lui donner une belle forme de carré régulier et la couvrir avec amour d’une film transparent. Hop, c’partit pour une douce nuit au frigo et un sommeil paisible pour bien se développer ;)

LE LENDEMAIN = Tout le reste ^^
Sortez la pâte et vos 320g de beurre pour le feuilletage en même temps. Pendant que la détrempe prend un peu la température de la pièce, on s’occupe du liant et s’en donne à coeur joie en aplatissant le bloc de matière grasse en tapant légèrement avec le rouleau à pâtisserie pour obtenir un carré assez régulier. 
Cependant, dans le cas de quantités aussi importante qu’ici, je vous conseille de séparer tous les éléments en deux, ce qui vous permettra de réaliser plus facilement votre pâte à pain au chocolat :)

Une fois les deux blocs de beurre aplatis en carré (env. 160g, soit 12 à 15cm de côté), on reprend en main les deux pâtons de détrempe. Par contre, avant de continuer assurez-vous surtout que les deux éléments (beurre ou détrempe) ont la même consistance. Ce détail est impératif pour réaliser un feuilletage réussi : si l’autre ou l’autre dait être trop mou, n’hésitez pas à le repasser rapidement au freezer.

Quand tout est prêt, les étapes de tourage commence enfin…
Placez votre premier pâton de détrempe devant vous et à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étalez-le en « trèfle à 4 feuilles » comme pour une pâte feuilletée traditionnelle. Posez ensuite le carré de beurre aplati au centre sur la partie centrale un peu plus épaisse et rabattez sur elle les quatre bras de pâte comme pour faire une enveloppe. 
ATTENTION, voici deux règles à toujours respecter pour bien développer les feuilles de la pâte :
– la pliure doit être systématiquement à votre droite avant de commencer le tourage
– veillez à toujours passer le rouleau dans le même sens

Maintenant que votre pâton entoure amoureusement le beurre, étalez-le délicatement en un rectangle d’environ 50×20 (soit une épaisseur d’environ 6 mm). A partir de là, vous pouvez enfin réaliser votre premier tour : pliez la partie supérieure de votre bande de pâte sur le milieu avant de rabattre par dessus le tiers inférieur. Ce tour simple effectué, filmez et hop! retour au frigo pour 20 mn de repos. 
Renouvelez cette opération jusqu’à 5 fois pour chacune de vos détrempe beurrée.

Le tour double, ou le pliage en portefeuille
Si vous avez envie de pousser le feuilletage à son paroxysme, vous pouvez très bien alterner tour simple et tour double. Pour réaliser ce dernier, étalez votre pâton en un rectangle un peu plus long, soit 70×20. Rabattez ensuite les parties inférieure et supérieure l’une vers l’autre. De même taille, elles vont se rencontrer au milieu sans se chevaucher : à cette étape ça ressemble à un livre ouvert. Pour terminer le tour en portefeuille, vous n’avez plus qu’à « fermer le livre » en rabattant le côté haut sur le côté bas. Et voilà ;)

Ya plus qu’à rouler !
Les deux pâtons on subi leurs multiples tourages ? Alors c’est le moment de donner à vos pains au choc’ leur jolie forme arrondie :) Et pour ce faire, rien de compliqué…
Etalez la pâte en un rectangle d’environ 4 à 6 mm et reportez sur les côtés vos baguettes de chocolat pour avoir une idée de la largeur de vos viennoiseries. Coupez une bande de pâte de 12 cm de longueur et posez deux barrettes sur le bord devant vous. Rabattez la pâte par dessus, appuyez bien pour souder tout ça et faites un tour avant de remettre du chocolat. Terminer le pain au choc’ en roulant jusqu’au bout de votre bande de pâte.

Avec votre barrete de chocolat comme mesure, détaillez vos bandes au fur et mesure et disposez chacune de vos belles réalisations sur une plaque couverte de papier sulfurisée. Comptez au maximum 6 ou 7 pièces car ils vont gonfler encore pas mal.

Repos camarades, c’est bientôt la fin !
Etant donné qu’il s’agit d’une pâte levée avec levure de boulanger, il est indispensable de couvrir avec amour vos petites gourmandises d’un linge humide, elles ne doivent surtout pas avoir froid ! Laissez-les pousser une bonne vingtaine de minutes voir un plus plus pour que les pains au choc’ doublent de volume. Pendant ce temps mettez à préchauffer le four à 180°C option chaleur tournante et préparez votre dorure en mélangeant un jaune d’oeuf, un peu de flet et de sucre pour faciliter la caramélisation :D °°

Une fois la sieste terminée… ya plus qu’à prendre la première plaque, on lui retire sa petite serviette de bain et hop! Au chaud :D !! C’partit pour 15 à 20 minutes de cuisson, à surveiller régulièrement of course ! Dès qu’ils sont bien gonflés et feuilletés, vérifiez qu’ils sont cuits en tapotant un peu le dessous… Dans le même principe que tout ce qui touche à la Boulange, si ça sonne creux c’est GOOD !

La dernière ligne droite, et l’insoutenable attente…
On les sort avec amour, on les pose délicatement sur une grille pour qu’ils refroidissent et là c’est terrible parce qu’il faut attendre… Oui, je sais c’est sadique… Mais si vous ne vous retenez pas… C’est votre langue qui y passera :( ça serait quand même dommage de ne plus avoir aucune sensation papillesque pendant une semaine, non? ;)
Et puis ce n’est qu’une histoire de minutes… une dizaine tout au plus… Ils seront alors tout juste chauds, le chocolat fondant dégoulinant gaiment de part et d’autre des jolies spirales feuilletées…

Il n’y a plus qu’à, ils sont à vous ! ;)

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Le soleil va en déclinant…
Lentement, il rejoint l’horizon pour ne former plus qu’un avec lui…
Cette grande ligne de vie qui, dans toute sa longueur n’a d’égal que sa splendeur…
se prépare à recevoir en son sein, son fils fatigué et affaiblit…
A sa suite, sa soeur s’éveillera guillerette et enjouée…
Prête à jaillir dans le ciel étoilé, auréolée de son timide halo lumineux…
Une journée de printemps… qui se déroule tel un papyrus vieillit et abîmé…
Ce crépuscule naissant vient alors offrir quelques heures d’un bonheur fugace,
brèves et intenses, à toutes ces âmes en quête de liberté…
Depuis très longtemps, tout autour de la Méditerranée on fête ces fameux instants de partage
Romains, grecs, égyptiens, libanais, italiens, portugais, espagnols, français…
Quels que soient l’époque ou le peuple, cet étrange rituel a toujours eu un impact important et une place primordiale dans la culture de chacun…
Alors quand l’été débarque à nouveau, après une longue pause hivernale…
C’est un plaisir unique que de réunir tous ensemble autour d’une belle tablée conviviale, d’un bon verre et de quelques spécialités à grignoter… Tapas, mezze, antipasti… autant de p’tits plaisirs…
Mais avant de s’engager dans un tour du monde des papilles,
il me semblait primordial de se rendre a casa mia
Là où tout à commencer ;)
L’apéro chez nous c’est presque une véritable religion… Un moment hors du temps… on y tient…
Et si avant l’heure c’est pas l’heure… Après l’heure, bizarrement… ben c’est toujours l’heure ;)
Aussi je vous embarque du côté de mes racines…
entre Italie et Maquis


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Deux focaccia valent mieux qu’une seule… Sans gluten et sans reproches :p
… parce que j’aime la diversité plus que tout ;)

Ingrédients [pour 6 grignoteurs] :
Pour la pâte :
ø 400 g de farine  (100g farine de pois-chiches, 300g de farine de riz complète)
–> ou moitié T 55, moitié T 80
ø 2 cuillère à soupe de levain Bio sans gluten (ici levain de sarrasin)
–> ou 20g de levure fraîche et une petite cuillère à café de levain
ø Une grosse cuillère à café de sel
ø Poivre noir du moulin
ø 10 cl d’huile d’olive
ø 20 cl d’eau tiède (à ajuster en fonction du temps et de la farine)
ø Une pincée de bicarbonate

Version niçoise…
ø Quelques olives noires
ø De la marjolaine et du thym effeuillés
ø Graines de tournesol
ø Un trait d’huile d’olive bio de la maison ;)

Version Estivale…
ø Du brebis maison bien affiné (il doit être mou pour le tartiner sur la pâte :) mais un bon brocciu affiné ou même une belle bûche de chèvre feront aussi très bien l’affaire hein ;) )
ø Un p’tit bol de dès de courgettes
ø Graines de Cumin et de lin
ø Quelques feuilles de népita et de marjolaine
Pour la pâte…
On commence tranquillement… Mélangez le levain (ou la levure + levain), les 3/4 de l’eau tiède et le sucre dans un récipient assez haut, avant de dégainer le fouet ;) *regard foufou* muahahahah il vous suffit de le prendre entre vos deux paumes de mains et de le faire tourner pour créer un effet de batteur. De cette manière, vous aiderez le levain à se déclencher pour devenir une vraie warrior héhé !! (parce que le levain c’est la force ! hein Guillaume ;) )
Déposez ce mélange près d’une source de chaleur, genre devant un radiateur (en saison) ou dans le four préchauffé à 40°C, pour que les enzymes se mettent en route comme il faut et créer la fameuse réaction que l’on recherche toujours en boulange ^^ (même dans le sans gluten ;) ) il suffira d’une petite demie heure mais si vous avez la possibilité de le laisser une à deux heures, ça ne gênera pas.


Un café et quelques croquants aux amandes plus tard…
Monsieur Levain express est tout beau ^^ Y a plus qu’à mettre les farines avec le sel et une pincée de bicarbonate dans une jatte, un p’tit puits au milieu et hop, on y verse le levain, l’huile et le poivre. Ca va jusque là ? ^^ Ok !!
On se saisit d’une cuillère en bois pour commencer, et on tourne, tranquillou au centre, de manière  à amalgamer les ingrédients secs avec les liquides petits à petit. Quand la pâte devient assez compacte pour être ramassée à la main, déposez la sur le plan de travail et hop, c’est partis ! On pétris pour une bonne dizaine de minutes, histoire de faire s’entrechoquer les p’tites molécules ;)
Hé vous là-bas ! J’vous ai entendu au fond de la classe ! Pas la peine de râler, pétrir c’est bon pour les muscle, pour la peau et pour le moral ! :D
Une fois qu’elle est bien élastique, direction un grand et beau saladier pour un looooog moment de repos, en habit de cellophane. Comme votre levain express tout à l’heure, disposez votre copine Bouboule près d’un source de chaleur pour bien aider la pousse :) Pour un obtenir un saladier remplis, il vous faudra patienter pas moins d’une heure. Si le temps n’est pas un problème pour vous, alors je conseille de  la laisser deux heures voire plus. Oooooh la belle pâte ;)

Ne jamais se rouler les pouces… ça fait mal :x ‘^^
Pendant que Miss Boule fait gonflette, préparez vos ingrédients…
Coupez vos olives, effeuillez puis déchirez grossièrement vos herbes (bon soyez quand même sympa hein, elles ne vous ont rien fait les pauvres ^^). Puis hop, c’est au tour d’la miss courgette de passer à la casserole, enfin à la poêle ^^ Faites la rapidement revenir dans un trait d’huile d’olive avec graines de lin et de cumin, sel, poivre du moulin et éventuellement un peu de cumin en poudre… Mmmmh… j’adore cette odeur… *-*

Poc ! (tiens… C’est le cellophane de mamzelle Boule vient de craquer sous la pression… xD)
Farinez légèrement votre plan de travail et vos mains, puis faites tomber votre pâte au centre, pour bien la travailler. Avec une telle quantité, j’ai pu en réaliser deux de la taille d’une jolie pizz‘ mais vous pouvez bien entendu en faire une seule ou plusieurs plus petites ;) Par exemple, la semaine dernière, j’en ai fais des versions individuelles au luomo et chorizo pour accompagner un bol de gaspacho, c’était sympa :)
La pâte est très facile à étaler à la main par contre elle colle un peu, par rapport à une pâte à pizz’ qui justement est plus sèche. Bon après, si vous avez bien fariné vos mains, no soucy ;)
Une fois qu’elle a la forme et la taille voulu, faites des empreintes assez profondes avec votre doigt sur toute la surface, puis tartinez, disposez, projetez les ingrédients choisis tout partout ! Sel, poivre, épices, un filet d’huile et hop !! C’est prêêêêêêt !! Ya plus qu’à…

Cui-cui ?
Ayant allumé le four à bois pour les pizz’ j’en ai profité pour les cuire aussi, rien à voir au goût vous pensez bien ;)
Toutefois, dans un four tradi, ça marche aussi ! (yeh le slogan qui tue !! xD) Préchauffez le au maximum 275°C en général), puis enfournez et baissez à 230°C. On la laisse se dorer gentiment pour 10 à 15 minutes, en surveillant bien, ça dépend toujours un peu du four.
Si vous voulez une belle croûte croustillante, comme pour le pain, vous pouvez mettre une coupelle d’eau et réaliser un délicat coup de buée ;)

Mmmmmh ça sent bon le sud tout ça…
Et avec le temps d’été qui enfin nous fait honneur…
C’est sûr, les apéro, ça va y aller ! huhu
Alors faites-vous plaisir, laissez aller votre imagination !
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Le voile de la nuit s’étend dehors… froide.
Sombre, noir… sans teinte, ni nuance aucune.
Noir d’encre, indélébile… comme les mots sur cette feuille vierge.
Les souvenirs marquent l’âme… témoins des rêves qui s’évanouissent.

Le jour naît et impose sa marque… glaciale.
Conquérant, rouge… sans peur, ni frontière aucune.
Rouge sang, inaltérable… telle la profonde entaille en son coeur.
L’oiseau de l’Aube s’envole… stigmate d’une si lancinante renaissance.

……

J’aime le matin et ces heures où la nuit se meurt et le jour passe du trépas à l’existence…
Voir le ciel si sombre, profondément marqué par ces perles scintillantes…
Pour finalement se déchirer lentement… Et laisser apparaître l’astre, maître des cieux.
Une mise au monde sadique, et pourtant… Il est de ceux qui se sacrifient…

>>¤¤¤[°)

Pain tout bô, tout chaud pour un matin plein de pensées vagabondes...
... parce que c'est le petit lutin bleu qui me l'a soufflé dans le creux de l'oreille...

Rien de tel qu'un bon pain fait maison pour se réveiller et sortir lentement du monde de la nuit. Il est un univers bien spécial, qui laisse très souvent nombre de marques au coeur et à l'esprit, à l'âme même, sans que l'on s'en rende forcément compte. Tout du moins pas de suite...
Et puis petit à petit, comme les paupières s'ouvrent au lever du soleil, les sens s'éveillent... et les pensées, que le repos a remué dans une hoûle fantasmagorique, prennent corps pour exister enfin.
Ce sont ces instants là que j'aspire à vivre chaque jour d'avantage... Ceux-là même qui créent en nous ce bonheur d'être tout simplement bien...
La vie et la tranquillité ne demanderont jamais rien en échange... mais parce que j'aime l'idée de leur offrir un présent, mon petit-déjeuner prend les couleurs de leurs influences...
... Une délicieuse tasse de thé vert brûlant ... ... Un fruit aux essences d'une Nature nourricière ... ... Un morceau de pain noir et généreux ...

Ingrédients [pour un pain de 750g environ]:
Pour le levain-levure:

¤ 50g de farine de seigle complète

¤ 12.5 cl d’eau tiède

¤ 1/2 cube (21g) de lev
ure fraîche de boulangerie (ou a défaut un sachet de levure déshydratée)
¤ 1/2 cuillère à café de sucre non raffiné (Rapadura, Mascobado …)

Pour le pain en lui-même: ¤ 500g de farine de seigle complète
¤ 12,5 cl d’eau tiède

¤ une cuillère bien remp
lie de mélasse noire biologique
¤ une à deux cuillère(s) à café de sel de Guérande

¤ 100g de lait

¤ 3 cuillères à soupe
d’huile d’olive
¤ Mélange de graines (tournesol, lin, sésame, pavot…)

A mes yeux, le pain demeure l’image parfaite de la nutrition d’un être vivant. Pourquoi? Tout simplement parce qu’à sa base même est composée de céréales, ces p’tites graines dont chaque animal sur la surface de Gaïa se nourrit pour continuer à exister.
Concentré de vie, elles sont indispensables et sans elles nous ne serions pas là. La société d’aujourd’hui a malheureusement une bien triste façon de remercier la Nature et ses enfants qu’elle nous offre, comme le montre si bien le développement néfaste des produits et autres OGM… Dans quel but alors? L’unique vice de l’argent et du profit, face au bien être de tous…

Quand je fais mon pain, j’aime avoir les mains dans la farine, j’aime pouvoir créer, façonner et lui donner corps… Aussi je n’utilise jamais ni robot, ni machine à pain. Si vous dans votre cas, utilisez l’un des deux je présume qu’il doit falloir tout mettre dans le bol/cuve et lancer un programme de base. J’avoue ne pas pouvoir d’avantage vous renseigner :/
Néanmoins, p’t'être que finalement, au moins une fois, vous vous essaierez à sa confection manuelle? :p


Alors allons-y gaiement héhé c’partit !! (Qui sait, si je pouvais vous convaincre hihi :p)
Dans un premier temps il faut réaliser le Levain-levure, rien de bien sorcier ;) . Dans une jatte, mettez la farine et la levure émiettée le plus finement possible. Avec les doigts, essyez de l’incorporer au maximum, avec le même geste que lorsque l’on sable une pâte à tarte. Versez la demie cuillère à café de sucre dans le volume d’eau tiède et touillez rapidement, avant de l’ajouter aux ingrédients secs. Et là, le must, on se saisit du fouet (non, pas celui dont vous vous êtes servis avec votre chéri dimanche soir… bande de coquines xD)et on bat rapidement pour dissoudre l’ensemble de façon bien homogène. Ca bulle, ça mousse, ça… Hum.. Voilà c’es prêt ;)
Bon maintenant il doit pousser le p’tit Loulou mais attention !! Il est timide :o il aime bien faire ça caché.. *regard en biais* xD recouvrez d’un torchon, et direction un endroit chaud pour le titiller bien comme il faut et le laisser faire ce qu’il veut.
Comptez minimum 30 minutes (ah bah vi il a hérité de mes racines corses ^^ :p).

Tic tac… Tic tac… Tic tac…
Pendant ce temps, on prépare la suite tranquillou pénard, tout en se demandant ce que peut bien fabriquer notre ami le levain, tout seul dans son coin… Rooooh !!! Mais non >< style="color: rgb(204, 153, 51);">Tient, c’est quoi ce ronflement?
Beh voilà, M’sieur Levain dort comme un loir, son taf terminé. Il a doublé de volume et formé de magnifiques p’tites bulles. Versez le au centre de la farine, puis ajoutez un à un les autres ingrédients, en commençant par l’huile d’olive. Ensuite on incorpore le lait mêlé à la mélasse (pour éviter qu’elle ne colle trop ;) ), l’eau tiède et les graines.
Là deux choix s’offrent à vous (on dirait un jeu de rôle mdr xD) soit vous mélangez à la main (mais je préviens ça colleuh ^^) soit vous démarrez à la cuillère en bois. Pour ma part, c’est ce que je fais, en rabattant l’ensemble de manière homogène et en soulevant le plus possible la pâte. Il faut que ça se décolle petit à petit du saladier. Selon les jours, la température et la qualité/raffinage de la farine, vous devrez soit rajouter de cette dernière, soit un peu d’eau.

Une fois la bonne consistance obtenue et qu’elle ne colle plus, fleurez le plan de travail, et c’partit pour un bon pétrissage sur table à la force de vos p’tits muscles. N’hésitez pas à bien l’étirer et à la taper régulièrement pour l’assouplir.
Comptez un minimum syndical de 10 à 15 minutes. Oui je sais, c’est long, c’est dur, ça fait mal, mais c’est aussi ça qui fait qu’un pain à la main est tellement meilleur ;) *pense à la mie moelleuse… à l’odeur du levain encore tiède… aaaaaah baveuh*
Une fois la pâte bien travaillée, on la met dans son p’tit saladier, on couvre et zou !! Un p’tit tour dehors, avec le beau temps ya pas mieux pour faire de la gonflette ;) .
Repos d’1 heure minimum, et elle vous revient fraîche et énooooorme.

Deuxième étape?
Maintenant qu’elle a au moins triplée de volume, Mam’zelle se la pète body-buildée. Qu’à cela ne tienne, rassemblez vos p’tits doigts bien serrés, et des deux poings… BAM!! On dégaze !!
Pfffuuuuuuit…. *un bruit étrange se fait entendre, comme une vielle oue de vélo qui se dégonflerait* Ahaha tu fais moins la maline hein ?!! (on doit me prendre pour une barge xD)
Bref, rabattez à nouveau la pâte mais ne pétrissez pas. Il s’agit simplement de donner une forme au pain. A ce moment là vous pouvez donc choisir de faire un gros pain, ou plusieurs de taille inférieure. Il est également possible d’en faire des pains plats/galettes sur le modèle des pides turques ou matlouh maghrébins.
Disposez le(s) sur une plaque de cuisson farinée ou munie d’un papier sulfurisé, avant de le remettre au chaud sous son torchon pour une bonne grosse demie heure.


Un petit sieston plus tard…
Les cigales chantent, le cagnard est toujours là et Ginette a ressortit ses altères. Bien gonflée sous son joli torchon à carreaux, elle n’aspire qu’à une chose… Se faire scarifier. Et oui, quelques fois on donne naissance à des êtres étranges Oo lol x)
Avec une lame de rasoir (ou un très bon couteau lisse et bien aiguisé) effectuez d’un coup net et sec des entailles assez profondes. Tenez la bien en biais, quasiment parallèle au pain, de façon à trancher franchement. Je vous laisse libre du choix du décor lol :)

C’est finit?
Et ben… NON !!! Muahahahha. Ginette n’est pas la dernière à aimer se reposer, et même si elle exagère quelques fois, là on va lui accorder une RTT supplémentaire.
Rebelote, torchon et au chaud pour une dernière demie heure, histoire de laisser les entailles se développer dans la joie et la bonne humeur ;) .

Ce qui, au passage, nous laisse alors le temps de disposer sur la sole du four un petit bol d’eau, et d’enclencher le préchauffage à 250° C. Personnellement je ne met pas la chaleur tournante, mais c’est selon votre appareil, il est souvent nécessaire de faire plusieurs essais avant l’illumination finale ;)

Un fin pour un nouveau départ…
Ginette ne pourra plus faire de gonflette, dissimulée sous son torchon la coquine. Mais elle va découvrir les joies du four brûlant et ainsi, après les muscles, elle va pouvoir paufiner… son bronzage!
La cuisson se fait en deux fois:
10 à 15 minutes à 250°C pour bien créer une croûte parfaite et la colorer comme il se doit.
Puis 30 à 35 minutes supplémentaires à 200/210°C. De même que lors du préchauffage, les durées et températures peuvent variées d’un four à l’autre, à vous de voir ^^. N’oubliez pas également, si possible, de faire quelques coups de buées réguliers.

[P'tit plus: Avant d'enfourner vous pouvez à loisir badigeonner notre amie d'un peu de lait, de graines diverses et variées, d'épices... ]

Ca sonne creux dessous ?
Ginette est cuite, c’est la fin des haricots ^^ Afin de bien sécher le pain, sortez le immédiatement et disposez sur une grille jusqu’à complet refroidissement, sauf…. si comme moi vous ne savez pas résister à l’appel de l’odeur et de la mie chaude et délicatement fondante……………………….
*moment de solitude… merci de se passer de commentaire…*

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C’est vrai, faire son pain tout à la main et selon cette recette est un peu long. J’ai déjà tenté de l’écourter, mais la différence est flagrante.
C’est ma p’tite recette, non que j’ai énormément de temps, mais je préfère malgré tout y consacré quelques minutes supplémentaires et me régaler. Rien ne vous empêche d’ailleurs d’en faire plus et de le congeler ;) .
Et puis quand je vois la vitesse à laquelle il part auprès des gens ;) j’oubli rapidement les inconvénients pour ne garder que le plaisir de faire plaisir.


….Parce qu’un bon pain, fait de Gaïa et d’Amour, est un retour à nos racines et à nos origines….
Ne pas oublier ce que l’on est et d’où l’on vient

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